top of page
  • Photo du rédacteurEmilie RIBO

Et vous, vous les prenez comment vos décisions ?

Alors, plutôt sur un processus de prise de décision rationnel de type faire des listes pour peser les "pour" et les "contre" ou davantage sur une décision instantanée, de l'ordre de l'instinct ?




"Should I leave or should I go?" (The Clash), ça vous parle à vous aussi ? Allez pour le plaisir, lien video ici ;)


Qu'il s'agisse de quitter une entreprise, d'accepter de nouvelles responsabilités, de durcir ou pas une négociation commerciale, de répondre à une demande d'un.e collaborateur.rice ou d'un.e client.e, ou encore d'oser la reconversion professionnelle... Les exemples et les typologies de situations sont multiples et diverses, et pas toujours simple à trancher, car oui c'est bien ce dont il s'agit, trancher, se positionner, décider.


En effet, décider vient du latin decidere et caedere, signifiant respectivement trancher et couper. Ainsi, de l'idée de trancher, on passe à celle de décider : une décision étant ce qui permet de trancher une question.


Cette étymologie met en lumière toute la difficulté associée au processus de décision : accepter de faire un choix, c'est accepter de renoncer à d'autres choix possibles. Et comme si l'enjeu du choix ne suffisait pas, nous avons tendance à pas seulement chercher à prendre "une décision" mais à rechercher "LA meilleure des décisions possibles", avec cette idée sous-jacente - et souvent très réductrice de la complexité de la réalité que nous habitons - d'un bon choix et d'un mauvais choix.


La difficulté liée au processus de prise de décision repose sur notre capacité à accepter de choisir et in fine de renoncer, ainsi qu'à notre capacité à sortir de notre vision manichéenne du monde.

Ce sujet de la prise de décision a souvent été le noeud de beaucoup d'interrogations chez moi, car le reflet d'une forte ambivalence : une partie de moi très rationnelle avec des "pour ou contre", et une autre partie de moi, beaucoup plus pragmatique et connectée à son intuition.

Tant et si bien qu'il m'était jusqu'à récemment impossible de me positionner sur la dite question : "Et toi, tu les prends comment tes décisions?" Rencontrant des difficultés pour mettre les mots justes dessus, je restais convaincue que ce n'était pas uniquement un exercice rationnel, ni un exercice dicté par une pulsion, mais davantage un processus d'allers et retours...


Cette ambivalence se retrouve aussi dans l'évolution de la pensée occidentale autour de ce processus de prise de décision. En effet, historiquement et telle que l'avait théorisé deux des pères fondateurs de notre philosophie moderne : Kant et Descartes, une approche logique, rationnelle et mathématique, et donc écartée de toute dimension affective, peut mener à la solution quelque soit le problème posé.


Ce paradigme a ensuite été remis en question avec les travaux réalisés successivement par les scientifiques Darwin (1872), puis Lazarus (1991) et Damasio (1994), sur le rôle et l'impact des émotions. Ces derniers défendent l'idée que les émotions sont nécessaires à la prise de décision. Ainsi, Damasio écrit dans son essai L'Erreur de Descartes : « L’émotion participe à la raison et elle peut assister le processus de raisonnement au lieu de nécessairement le déranger, comme on le supposait couramment »

Une prise de décision optimale ne peut ignorer la dimension émotionnelle.

Cette dimension émotionnelle nous invite alors à penser le processus de décision comme étant intimement lié à l'histoire de chacun.e, donc singulier et souvent complexe car en partie inconscient.


Bien qu'étant un processus singulier et en partie inconscient, j'ai à coeur de vous proposer un modèle pour vous aider à mettre des mots sur ces différentes étapes et ainsi peut-être faciliter votre propre processus de prise de décision. Ledit modèle - issu des travaux du Jung et de ses quatre typologies psychologiques - me semble intéressant pour faciliter et optimiser votre propre processus de prise de décision.

Pour utiliser ce modèle, il convient de passer successivement par ces quatre étapes et de faire autant d'aller/retours (ces fameux) que nécessaires :

  • Place à l'enquête : recueil et collecte des faits

  • Place à la pensée : examen logique et rationnel des faits

  • Place aux émotions : cohérence avec son système de valeurs, motivation personnelle

  • Place à l'intuition : recherche de possibilité, processus créatif

Et pour finir et pas des moindre, Place à la prise de décision et à son implémentation !

Ce n'est qu'une fois la décision prise et implémentée dans un contexte donné que nous pourrons savoir si elle était bonne ou pas...

Si ce modèle semble claire et relativement facile à suivre, quelques étapes préalables pour faciliter la bonne mise en pratique de ce modèle me semblent néanmoins intéressantes...

Je vous propose ici quelques pistes pour faciliter la mise en application de ce processus de prise de décision avec joie et aisance :


-en amont-

  • clarifier et énoncer la question à laquelle vous souhaitez répondre (>50% du travail réalisé)

  • choisir en conscience le temps que vous souhaitez investir dans cette prise de décision au regard de l'enjeu (décision opérationnelle - tactique - stratégique)

-pendant-

  • laisser "reposer" voire "décanter" avec, pourquoi pas, une bonne nuit de sommeil

-tout le temps-


Et vous, où en êtes-vous ? Quelle piste vous semble aujourd'hui être la plus facile à mettre en place?

Avez-vous d'autres conseils ou des retours d'expérience à partager?


Alors plutôt cartésien.ne, pragmatique ou rêveur.se ? Observez-vous des différences de comportement selon les domaines de vie (pro vs perso par exemple) ou une évolution avec les années ?


Commentez, Partagez, et Prenez le temps de VOUS écouter.

Pour en savoir plus, en discuter ensemble ou effectuer un travail sur ce chemin, contactez-moi :)



39 vues0 commentaire
bottom of page