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  • Photo du rédacteurEmilie RIBO

Et si stress pouvait aussi rimer avec performance ?

Dernière mise à jour : 5 avr.

Le stress, identifié comme le "mal du XXIe siècle" par l'Organisation Mondial de la Santé (OMS), est aussi une incroyable source d'énergie, de créativité et de mise en action.



Aujourd'hui, j'ose aborder ce que l'Organisation Mondial pour la Santé (OMS) qualifie de "mal du XXIème": le stress, défini comme "un état d'inquiétude ou de tension mentale causé par une situation difficile". J'ose en parler, en qualité de coach et non pas de médecin, parce-que ce mot-valise revient très souvent dans mes accompagnements individuels et collectifs, et que bien souvent le nommer, le définir et le comprendre aide à prendre une forme de distance et d'apaisement.


Commençons par un état des lieux afin de prendre conscience de la place qu'occupe aujourd'hui le stress dans notre société. A cet effet, le 12ème baromètre “État de santé psychologique des salarié(e)s français” du cabinet Empreinte Humaine a sorti ces derniers chiffres en février 2024 : 48% des salariés français seraient en situation de stress au travail, dont 17% à un niveau élevé (+ 4 points par rapport à février 2023).


Selon l'OMS, le stress apparaît lorsque nos ressources ou nos stratégies de gestion personnelles sont dépassées par les exigences qui nous sont posées ou que nous nous posons nous-mêmes. Le stress est une réaction normale d'adaptation de notre organisme face à un changement d'environnement, et c'est même cette capacité d'adaptation rapide qui a fortement contribué à la survie de notre espèce.


En effet, le néo-cortex pré-frontal, partie de notre cerveau située derrière notre front, serait le siège de notre intelligence humaine, et notamment adaptative et créative. Cette dernière a également permis à nos ancêtres Homo Sapiens d'adapter très rapidement leur comportement pour éviter un danger imminent et ainsi permettre la survie de l'espèce. Aujourd'hui, elle nous permet, par exemple, de donner le meilleur de nous-même lors d'un entretien et peut-être même de trouver des solutions que nous n'imaginions pas encore, et aussi de freiner instantanément au volant face à un danger inattendu et non anticipé.


Le stress est une réaction normale d'adaptation de notre organisme face à un changement d'environnement.

Comment alors faire la différence entre le "bon stress" et le "mauvais stress", celui qui nous empêche de dormir, nous épuise et peut même nous conduire à un état d'épuisement ?


Selon les résultats des études réalisées par les psychologues Yerkes et Dodson (1906), le niveau de stress est directement relié au niveau de performance. Ces derniers proposent trois niveaux de stress décrits comme suit :


  • Stress peu présent voire absent : cet état ne permet pas d'atteindre la pleine performance, et peut conduire à des états d'ennui, de somnolence voire même de perte de sens

  • Stress optimal : cet état permet de mettre le corps et l'esprit en éveil, d’augmenter l’apport en oxygène, d'améliorer les réflexes, la créativité et la concentration pour atteindre une performance optimale

  • Stress trop présent, voire omniprésent : cet état mène à une baisse de concentration, une perte de repères et réflexes pouvant mener à une baisse de performance et à des troubles émotionnels, tels que la fatigue, l’anxiété, la perte de contrôle et même la dépression.


Cette classification du stress nous permet de mettre en évidence que ce n'est pas le stress en lui-même qui est problématique et néfaste, mais sa quasi permanence et nos réactions associées.


Plus le niveau de stress est élevé et qu’il perdure dans le temps, plus le risque de perturbations émotionnelles est élevé.

Comment alors réguler nos pics de stress afin de rester dans un état de stress positif et moteur ? Notre organisme réagit face au stress en suivant trois grandes étapes : alarme -> résistance -> épuisement.

Notre objectif est donc de réagir le plus rapidement possible pour ne pas basculer dans cet état d'épuisement, voire de ne même pas s'approcher de celui de la résistance.


Comme vous le savez certainement, mon objectif est toujours de vous partager un chemin de réflexion pour vous confronter au concept présenté et vous permettre d'identifier ce qui pourrait être renforcé et/ou modifié dans votre fonctionnement actuel. Aujourd'hui, je vous partage quelques postures et routines à implémenter facilement pour ne pas avoir à basculer dans l'état de résistance face au stress :


  • prendre du temps pour soi, tous les jours ou a minima toutes les semaines. Les options sont nombreuses et peuvent s'intégrer dans votre routine (écouter un podcast en allant travailler, lire quelques pages le matin ou avant de dormir, prendre le temps de se préparer de bons repas...) ou de manière plus ponctuelle (se faire masser, se prendre un we au vert ou encore tester de nouvelles activités sportives ou créatives).

  • veiller à ne pas être son pire bourreau et à calibrer le bon niveau d'exigence au regard du temps, des ressources et de notre énergie disponibles. Cela s'applique aussi bien pour la sphère professionnelle (proposition commerciale à envoyer d'ici ce soir) que pour la sphère privée (recevoir toute la famille pour le repas du dimanche midi).

  • être et rester connecté.e à ses émotions et prendre le temps de s'interroger régulièrement sur son état de fatigue, de stress, d'épanouissement et même de plaisir dans son quotidien. Si les réponses ne sont pas satisfaisantes, réfléchir alors à ce qui peut être modifié, changé voire remplacé.

  • communiquer et maintenir le dialogue avec ses équipes en tant que manager, sa hiérarchie et ses proches même, et surtout, quand vous sentez une vague de stress arriver, ou quand vous vous sentez isolé.e ou seule. Les manières de s'y prendre son multiples : pause café, déjeuner en dehors du travail, point spécifique lors d'une réunion, sms ou messagerie instantanée.


Enfin, si cet état d'alarme est grandement dépassé et que les solutions proposées ne suffisent pas, je vous invite à trouver un espace où vous vous sentez en sécurité pour en parler : manager, mentor, collègue, médecine du travail, médecin généraliste, proches...


Et vous, où vous situez-vous dans votre gestion du stress? Etes-vous parvenues à en faire une force et un moteur puissant d'action et de créativité ?


Alors prêt.e à décortiquer vos propres mécanismes à l'oeuvre en période de stress ? Avez-vous identifié une ou plusieurs situations spécifiques dans lesquelles vous aimeriez améliorer votre gestion du stress ? Ou peut-être un domaine de vie en particulier ?


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